Votre projet
Rénovation intérieure
Une rénovation intérieure réussie commence par ce qu’on ne voit pas : planchers, cloisons porteuses, réseaux, humidité, ventilation. Décrire « un rafraîchissement » ne suffit pas si l’on touche la structure ou l’enveloppe.
Porter ou habiller
Dans un immeuble ancien, une cloison n’est pas forcément un simple placo. Murs de refend, solives, planchers bois, hourdis, poutres métalliques : avant d’ouvrir une cuisine sur le séjour, il faut savoir ce qui reprend les charges. Percer un mur porteur sans linteau dimensionné, c’est déplacer le problème vers les fissures du voisin ou du plafond. En copropriété, le règlement et le vote en assemblée s’ajoutent au diagnostic technique.
Les logements d’après-guerre et les maisons des années 1960-1980 posent d’autres questions : isolation par l’intérieur qui décale les points de rosée, planchers peu isolés, réseaux électriques sous-dimensionnés, ventilation absente. Coller un isolant sans regarder l’humidité du support, c’est parfois enfermer un désordre. Un enduit qui cloque, un plâtre farineux, un soubassement salpêtreux valent mieux une photo dans la demande qu’un mot « humidité ».
Second œuvre, usages, sécurité
Cloisons, doublages, sols (chape, parquet, carrelage), menuiseries intérieures, plomberie et électricité forment le second œuvre. L’ordre des lots n’est pas cosmétique : une chape trop tôt, un carrelage sur support encore humide, une VMC oubliée après une isolation, et le chantier se paie deux fois. Nous ne rédigeons pas un CCTP d’architecte. Nous avons besoin du périmètre réel : pièces concernées, surface approximative, occupation pendant les travaux, contraintes d’accès (étage sans ascenseur, rue étroite, copropriété).
La rénovation énergétique (isolation, menuiseries, système de chauffage) change le comportement hygrothermique du logement. Un projet « tout électrique » ou un plancher chauffant sur une chape existante n’a pas les mêmes exigences qu’un simple remplacement de revêtement. Mentionnez si une MaPrimeRénov’ ou un audit est déjà engagé — sans en faire une promesse de subvention de notre part, que nous ne gérons pas.
Ancien, humidité, matériaux
Pierre, pisé, brique, torchis, béton : chaque support impose ses enduits et ses durées de séchage. Un plâtre moderne sur un mur qui doit rester perspirant, un carrelage collé sur un ancien plancher qui fléchit, un parquet massif dans une pièce encore humide après un dégât des eaux, ce sont des classiques. La demande gagne à citer le matériau visible et l’âge approximatif du bâtiment plutôt qu’un style (« contemporain », « haussmannien ») tout seul.
Les pathologiques fréquentes — salpêtre en rez-de-chaussée, condensation sur parois froides, plancher qui grince, fissures en moustache aux angles des baies — aident à orienter le devis vers un diagnostic, pas vers un catalogue de finitions. Si un expert ou un bureau de contrôle est déjà passé, dites-le. S’il n’y en a pas, ne pas inventer un diagnostic dans le formulaire : décrivez ce que vous voyez. Un dégât des eaux récent, un chauffage récemment coupé, un sous-sol fermé sans ventilation : ce sont des faits, pas des conclusions.
Ce que votre demande doit contenir
Commune, code postal, type de logement (maison, appartement, copropriété), étage, travaux visés (cloisons, sols, pièces d’eau, ouverture de mur, isolation), occupation du logement, photos des désordres. Précisez si le mur à ouvrir est peut-être porteur. Nous transmettons. Pas de planning garanti, pas de « rénovation clé en main » standardisée.